L'aéroport Macédonia (code IATA SKG) est posé à une quinzaine de kilomètres au sud-est du centre, presque les pieds dans l'eau du golfe Thermaïque. Rien d'intimidant : un terminal unique, une sortie claire, et une ville qui se rejoint en moins d'une heure quel que soit le mode choisi. La question n'est pas de savoir si c'est compliqué, ça ne l'est pas, mais de savoir ce qui convient le mieux selon l'heure d'arrivée, le budget et la quantité de bagages.
Le bus 78 : l'option la plus simple et la moins chère
La ligne 78 (et sa variante nocturne 78N) relie l'aéroport à la gare ferroviaire en passant par le centre-ville, dont la place Aristotélous et la zone de la tour blanche selon les arrêts. Le trajet dure environ 40 à 50 minutes suivant la circulation, un peu plus aux heures de pointe en fin d'après-midi. Le ticket s'achète à un distributeur automatique présent à l'arrêt, directement en sortant du terminal : il fonctionne par carte bancaire et accepte aussi les espèces selon les appareils. Comptez un peu moins de 2 euros le trajet, un tarif qui reste imbattable comparé au taxi. Les bus passent toutes les 25 à 35 minutes en journée, un peu moins fréquemment tôt le matin ou tard le soir : mieux vaut vérifier les horaires du jour sur place, affichés à l'arrêt, surtout si le vol atterrit après 22 heures.
Le bus 78 est pratique pour qui voyage léger et n'est pas pressé. Avec une grosse valise et un enfant en bas âge, la marche jusqu'à l'hôtel depuis l'arrêt le plus proche peut vite devenir un calcul à faire en amont, surtout si le logement est situé dans une ruelle piétonne de la vieille ville.
Le taxi : rapide, encadré, utile de nuit
Les taxis stationnent juste devant le terminal, aucune réservation n'est nécessaire. Le tarif vers le centre est en théorie fixe de jour, avec une majoration appliquée la nuit (généralement entre minuit et 5 heures) et pour les jours fériés. Il est recommandé de demander le prix avant de monter, ou de vérifier que le compteur est enclenché dès le départ : les chauffeurs sérieux ne posent pas de problème à cela. Comptez environ 25 à 35 minutes de trajet selon le quartier visé et la circulation, pour un tarif qui tourne autour de 20 à 25 euros en journée, davantage de nuit ou avec des bagages supplémentaires facturés en supplément. C'est l'option à privilégier pour une arrivée tardive, un groupe de trois ou quatre personnes qui se partage la course, ou simplement l'envie d'être déposé directement devant la porte de l'hébergement, un vrai confort si vous avez choisi un quartier un peu excentré du centre historique.
Et le métro, dans tout ça ?
Thessalonique construit depuis des années une ligne de métro qui doit un jour relier le centre à des points plus périphériques, mais à l'heure actuelle elle ne dessert pas l'aéroport et son ouverture complète, repoussée à plusieurs reprises, reste à confirmer. Pour l'instant, mieux vaut considérer le métro comme un projet pour une future visite et s'en tenir au bus ou au taxi pour le trajet aéroport-centre. Si la situation évolue, les panneaux d'information à l'aéroport et les sites officiels de transport locaux sont la référence à consulter avant de partir.
Ticket de bus 78 à acheter au distributeur avant de monter (espèces ou carte selon l'appareil). Taxi avec tarif à confirmer oralement ou au compteur dès le départ. Prévoir une marge de 10 à 15 minutes en plus aux heures de pointe, matin et fin d'après-midi.
Location de voiture : une alternative pour les excursions
Si le séjour prévoit une sortie vers Vergina, l'Olympe ou la Chalcidique, récupérer une voiture directement à l'aéroport peut avoir du sens, les comptoirs de location étant regroupés dans le hall des arrivées. Pour un séjour urbain classique en revanche, la voiture n'apporte rien : le centre se visite à pied ou en transport en commun, et le stationnement dans les ruelles de la vieille ville relève vite du casse-tête.
Quel choix selon le profil de voyage
Pour un voyageur seul ou en couple, arrivant en journée avec un bagage raisonnable, le bus 78 reste le choix logique : économique, direct, et suffisamment fréquent pour ne pas attendre longtemps. Pour une famille, un groupe, ou une arrivée après 23 heures, le taxi évite les complications et le temps d'attente. Entre les deux, aucune option n'est vraiment mauvaise : la distance reste courte et la ville, de toute façon, se découvre ensuite à pied, comme le suggère l'itinéraire classique en trois jours à Thessalonique.
Dans le sens inverse, pour repartir
Le trajet retour vers l'aéroport fonctionne à l'identique : le bus 78 part de la gare ferroviaire et traverse le centre, avec des arrêts visibles depuis la place Aristotélous. Pour un vol matinal, il est plus prudent de réserver un taxi la veille ou de prévoir une marge confortable avant l'horaire du premier bus, les contrôles de sécurité à l'aéroport pouvant s'allonger en haute saison, entre juin et septembre. Hors saison, l'aéroport reste calme et les files d'attente minimes.
